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Prendre le temps de découvrir la réserve faunique La Vérendrye

Août 5, 2026 | Abitibi-Témiscamingue, Famille

Il y a des routes qu’on traverse trop vite. La réserve faunique La Vérendrye fait souvent partie de celles-là. Pour plusieurs voyageurs, elle est cette route 117 vers Val d’Or. Un long passage obligé en forêt. Une succession de lacs rapidement aperçus entre deux courbes. Un territoire qu’on parcourt avec l’idée d’arriver ailleurs.

Et pourtant! Lorsqu’on décide enfin de s’y arrêter, on réalise assez vite que La Vérendrye n’est pas seulement une route vers l’Abitibi-Témiscamingue. C’est une destination en soi. Un immense territoire d’eau, de forêts, de chemins secondaires, de campings rustiques, de trajets de canot-camping et de plans d’eau qui donnent envie de ralentir.

Lors de notre dernier séjour, on a choisi de faire ce qu’on ne fait pas toujours en voyage : se poser pour vrai. On s’est installés trois nuits au camping Nichcotea, à proximité du réservoir Giroux. On a simplement pris le temps d’habiter un petit coin de nature.

Et franchement, ça a fait du bien!

La Vérendrye, bien plus qu’un passage

Quand on regarde la carte de la réserve faunique La Vérendrye, on comprend rapidement qu’on n’est pas dans un simple arrêt de bord de route. Le territoire est immense! L’endroit compte plus de 4 000 lacs et plus de 1 250 emplacements de camping. On y trouve aussi plus de 800 km de parcours de canot-camping aménagés, ce qui en fait l’un des grands terrains de jeu du Québec pour ceux qui rêvent de partir plusieurs nuits à l’aventure.

Mais ce qui frappe surtout, c’est la relation constante avec les plans d’eau. Ici, on ne campe pas seulement « dans le bois ». On campe généralement près d’un lac, d’une baie ou d’un réservoir. L’eau devient le décor, le bruit de fond et souvent même le programme de la journée.

Trois nuits au camping Nichcotea

Pour ce séjour, on avait réservé au camping Nichcotea, à proximité du réservoir Giroux.

Le site est rustique, sans flafla, mais c’est exactement ce dont on avait besoin. On avait accès à une petite plage et à un immense plan d’eau. C’est le genre d’endroit où le tourisme lent prend tout son sens. On ne vient pas nécessairement pour cocher une liste d’activités. On vient pour se déposer, regarder la lumière changer sur l’eau, cuisiner dehors, entendre les oiseaux, partir pagayer un peu, revenir, lire, pêcher… et recommencer.

Une journée de pêche au doré

On a consacré une journée à une activité très liée à l’esprit de La Vérendrye : la pêche. On a loué une chaloupe et un moteur sur place pour aller pêcher à la journée sur le réservoir Giroux. Quelle expérience!

La pêche au doré, ce n’est pas comme la pêche à la truite à laquelle on était plus habitués. C’est plus technique. Les montages et les gréements sont différents, et il faut comprendre un peu les profondeurs, les déplacements du poisson et la façon de présenter son appât. Heureusement, on est tombés sur François, le gardien du secteur pour la Sépaq, qui nous a bien accompagnés. Il nous a expliqué quoi faire (pêcher en avançant de reculons!), nous a dirigés vers de bons secteurs et nous a orientés sur le matériel à utiliser. Avec ses conseils, mon garçon a attrapé son premier doré. Un vrai moment de fierté!

Le goût de pagayer davantage

Un des grands avantages de La Vérendrye, c’est qu’il n’est pas essentiel d’avoir son propre équipement pour en profiter. De notre côté, on a loué une embarcation avec la Sépaq, au centre de services de Canot-Camping La Vérendrye, qui peut aussi prêter les barils, les VFI et tout le matériel nécessaire pour des expéditions de tous les niveaux.

D’ailleurs, la réserve est reconnue pour ses parcours de canot-camping. Certains itinéraires se font en quelques jours, d’autres demandent une vraie expédition. Notre camping était le point de départ du renommé circuit Carrière 35, et on a pris le temps d’aller explorer l’un des emplacements de canot-camping près de notre secteur. Et ça a suffi pour nous donner envie de revenir! L’endroit était magnifique avec sa petite plage privée. Juste assez isolé pour faire rêver, juste assez accessible pour se dire qu’on pourrait y retourner mieux préparés. On s’imaginait déjà repartir avec les barils, les sacs au sec, les cannes à pêche et quelques jours devant nous!

Et les moustiques?

Impossible de parler de camping en Abitibi-Témiscamingue sans que quelqu’un pose la question des moustiques. De notre côté, c’est l’un des endroits où on s’est le moins fait piquer dans notre été plein air! C’est la deuxième fois qu’on voyage dans la région pendant les vacances de la construction, et honnêtement, on n’a jamais eu de problème majeur.

Évidemment, ça peut varier selon la météo, le vent, le secteur et la période de l’été. Mais si la peur des moustiques vous freine, disons que notre expérience a été beaucoup plus douce que ce qu’on aurait pu imaginer.

La Vérendrye, plus qu’une route vers l’Abitibi

On traverse souvent la réserve faunique La Vérendrye avec l’impression d’être entre deux destinations. Comme si ce grand corridor de forêt servait surtout à nous mener ailleurs. Mais après trois nuits au camping Nichcotea, on ne la voit plus tout à fait de la même façon.

Il y a des endroits où on n’a pas à multiplier les attractions pour nous marquer. Ils demandent seulement qu’on leur accorde du temps. Assez de temps pour que les repères changent, que les journées s’étirent, que l’eau prenne plus de place que l’horaire. Et c’est exactement ce dont on avait besoin.

Merci pour ta belle magie, La Vérendrye!

Merci à Tourisme Abitibi-Témiscamingue pour cette belle collaboration.