La région de Mékinac en mode plein air
Il y a des petits coins de la Mauricie qui en mettent plein la vue et qui se prêtent particulièrement bien aux escapades qui sortent un peu de l’ordinaire. Mékinac fait partie de ceux-là. On y arrive souvent par la route 155, en longeant la rivière Saint-Maurice. Plus on avance, plus le décor devient boisé, tranquille, un peu sauvage. Les lacs, les sentiers, les parois rocheuses et les petites adresses tenues par des gens passionnés donnent rapidement le ton : ici, on vient surtout pour être dehors.
Lors de notre passage, la météo n’a pas toujours été de notre côté. Mais parfois, c’est justement dans ces conditions imparfaites qu’on découvre le caractère d’un endroit. Mékinac nous a offert une escapade simple, rustique et vraiment attachante.
Voici quelques coups de cœur dans la région.
Dormir chez Aire Nature Grandes-Piles
Notre camp de base pour ce séjour était Aire Nature Grandes-Piles, un joyau de la région de Mékinac.
On dormait au refuge Le Carcajou, le plus éloigné du site. Ça ajoute déjà un petit côté aventure à l’expérience. On aime! Pour s’y rendre, deux options : une vingtaine de minutes de marche ou une courte traversée en embarcation. De notre côté, on a choisi le canot. La traversée dure une quinzaine de minutes et se fait sur un lac parsemé de presqu’îles. En automne, avec les couleurs dans les arbres, c’était tout simplement magnifique.
Le refuge Carcajou est rustique, mais vraiment charmant. On parle d’un petit chalet sur deux étages, sans électricité et chauffé au poêle à bois. Et bon point à savoir : Aire Nature peut transporter les bagages en ponton, ce qui évite d’avoir à tout traîner soi-même.
Randonner entre falaises et forêt
Mékinac est aussi un beau terrain de jeu pour la rando, surtout si l’on aime les sentiers qui donnent accès à une nature un peu brute, avec la rivière Saint-Maurice jamais bien loin.
On avait envie de faire une longue marche sur le Sentier national Jacques-Buteux. L’idée était de partir d’un autre secteur, puis de se rendre directement chez Aire Nature Grandes-Piles après un 11 kilomètres.
Comme la météo s’est plutôt avérée capricieuse, on a finalement choisi une option plus courte : la Boucle des Falaises. Ce sentier de 5,5 kilomètres prend son départ à la halte routière de Grandes-Piles et permet d’aller chercher de beaux points de vue sur la rivière Saint-Maurice.
La pluie s’est invitée rapidement et on a dû rebrousser chemin avant de compléter la boucle. Mais même dans la brume, on a vite compris le potentiel du secteur avec les couleurs d’automne et la rivière en contrebas. Les panoramas doivent être vraiment spectaculaires par temps clair.
S’initier à l’escalade chez Passion Escalade
Le lendemain, on a pris la route vers Trois-Rives pour une initiation à la grimpe chez Passion Escalade. Dès notre arrivée, on a senti qu’on était entre bonnes mains. Amélie et Patrick, les propriétaires, sont de vrais passionnés. Leur boutique est installée à quelques pas seulement des parois rocheuses. La rivière Saint-Maurice est juste en face, ce qui ajoute à l’expérience.
Ce qu’ils ont bâti là est assez incroyable. On parle d’environ 400 mètres de parois qu’ils ont nettoyées à la main au fil des années, avec maintenant plus de 150 lignes accessibles. Le site accueille autant les grimpeurs aguerris que les débutants, et tout le matériel peut être fourni sur place pour ceux qui souhaitent simplement essayer.
On n’a pas grimpé très longtemps, mais assez pour goûter à l’expérience et comprendre l’attrait du lieu. Et surtout, il y a quelque chose de contagieux dans l’énergie d’Amélie et Patrick. On sent qu’ils ne font pas seulement offrir une activité : ils partagent un mode de vie!
Un arrêt gourmand chez Poc Poulet
Après l’escalade, direction Saint-Roch-de-Mékinac pour un arrêt chez Poc Poulet, un petit resto de poulet frit tenu par Nancy et Paul, un couple accueillant (et franchement attachant!), installé sur la route 155. C’est exactement le genre d’adresse qui rend un roadtrip encore plus sympathique.
Ici, rien n’est laissé au hasard. Le poulet est frais, la panure est préparée maison, la sauce secrète aussi, et tout est fait avec soin. Le propriétaire nous expliquait même qu’il concocte sa panure chaque soir et qu’il travaille son poulet lui-même. On est loin du poulet frit industriel.
L’endroit est simple, décontracté, mais avec beaucoup de personnalité.
Le charme discret de Mékinac
Ce qu’on retient de Mékinac, c’est ce côté vrai, simple et sans flafla. La région ne cherche pas à trop en faire. Elle se révèle en prenant la route, en acceptant de ralentir, en sortant dehors même quand la météo n’est pas parfaite, en jasant avec les gens qui tiennent les lieux et en se laissant surprendre par ce qu’on trouve en chemin.
La météo nous a empêchés d’explorer autant qu’on l’aurait voulu, mais Mékinac nous a donné de belles raisons de revenir. Il nous reste encore des sentiers à parcourir, des paysages à admirer et certainement d’autres belles rencontres à faire dans ce petit coin de la Mauricie.
Idéalement par beau temps, cette fois! 😉
Photos : Dominic Courchesne (@Coursh)
Merci à Tourisme Mékinac pour cette belle collaboration.





















