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Sur l’Eastern Shore d’Halifax, le Sentier transcanadien entre marais salé, océan et transport actif

Oct 27, 2026 | Amérique du Nord, Plein air, Randonnée, Vélo

À une trentaine de minutes du centre-ville d’Halifax, l’Eastern Shore change complètement le rythme du voyage.

Ici, on quitte peu à peu l’ambiance urbaine pour retrouver une côte plus sauvage, des plages de surf, des petits cafés locaux et des sentiers qui donnent envie de bouger autrement. C’est aussi dans ce secteur que l’on trouve l’un des beaux tronçons du Sentier transcanadien en Nouvelle-Écosse : un corridor qui relie Shearwater, Cole Harbour, Lawrencetown et les environs de Three Fathom Harbour.

Le parcours est composé de trois sections qui se suivent naturellement : le Shearwater Flyer Trail, le Salt Marsh Trail et l’Atlantic View Trail. Ensemble, elles forment environ 25 kilomètres de sentier multiusage, aménagé en grande partie sur d’anciens corridors ferroviaires. À pied ou à vélo, on y découvre une autre facette d’Halifax : plus lente, plus côtière, plus connectée aux communautés qui bordent le sentier.

Le Salt Marsh Trail, au cœur du marais salé

De notre côté, le grand coup de cœur a été le Salt Marsh Trail. Ce tronçon du Sentier transcanadien traverse le marais salé de Cole Harbour sur une ancienne emprise ferroviaire. Aujourd’hui converti en sentier sur poussière de pierre, le parcours permet de rouler ou de marcher au cœur d’un paysage côtier absolument unique.

On avance entre l’eau, les herbes hautes, les oiseaux et les grandes ouvertures sur le marais. C’est plat, accessible et vraiment dépaysant. Même sans chercher la performance, on a rapidement envie de ralentir, de s’arrêter, de lire les panneaux d’interprétation et de prendre le temps de comprendre le lieu.

Ce secteur a d’ailleurs une histoire riche. Bien avant la transformation du corridor ferroviaire en sentier, le marais salé était fréquenté par les Mi’kmaq, qui y récoltaient de la nourriture en saison. Plus tard, des digues, des passages liés au transport et la voie ferrée ont marqué le paysage. Aujourd’hui, le Sentier transcanadien permet de redonner accès à ce territoire autrement, en le rendant vivant, lisible et accessible.

Le sentier traverse le marais salé de Cole Harbour dans la brume
Végétation côtière le long du Salt Marsh Trail

L’Atlantic View Trail, entre forêt et océan

En poursuivant vers Lawrencetown, l’Atlantic View Trail prolonge l’expérience.

Là aussi, on roule sur une ancienne voie ferrée convertie en sentier, mais l’ambiance change. On sent davantage la proximité de l’océan. Le parcours longe certains secteurs côtiers, traverse des boisés et permet de rejoindre l’univers surf de Lawrencetown Beach.

C’est ce qu’on a aimé dans cette journée à vélo : le sentier ne donne pas seulement accès à un paysage. Il relie des lieux. On peut partir d’un secteur plus près de la ville, traverser un marais salé, continuer vers la côte, puis s’arrêter dans un café, une boutique de surf ou une plage. Le sentier devient une vraie colonne vertébrale pour explorer l’Eastern Shore sans tout faire en voiture.

Accès à la plage de Lawrencetown depuis la côte
Surfeurs dans les vagues de Lawrencetown

Un sentier qui profite aussi aux communautés

C’est probablement là que l’impact du Sentier transcanadien devient le plus concret. Sur l’Eastern Shore, le sentier sert bien sûr aux visiteurs qui veulent marcher, courir ou pédaler dans un décor magnifique. Mais il joue aussi un rôle dans le transport actif, dans la mise en valeur du territoire et dans le développement des petites entreprises locales.

Un corridor comme celui-ci encourage les gens à se déplacer autrement. Il permet de relier des communautés, des plages, des cafés, des services de location de vélo et des commerces qui peuvent profiter du passage des marcheurs et des cyclistes. On ne fait pas que traverser un paysage : on entre en contact avec les endroits qui l’entourent.

C’est d’ailleurs l’un des objectifs du travail mené autour de ces sentiers : améliorer la signalisation, renforcer l’identité du réseau, mieux connecter les sentiers aux communautés et aider les entreprises à développer des offres liées au plein air. Pour une destination comme l’Eastern Shore, c’est précieux. Le sentier devient un outil de découverte, mais aussi un levier pour encourager un tourisme plus lent, plus local et plus durable.

Intérieur de la boutique Lawrencetown Surf Company
Vinyles et comptoir du Lawrencetown Beach Café

Une autre façon de découvrir Halifax

Ce qui rend ce secteur si intéressant, c’est qu’il permet de voir Halifax autrement. On peut très bien passer une journée sur le waterfront, manger des fruits de mer en ville, puis se retrouver le lendemain sur un vélo, au milieu d’un marais salé ou près d’une plage de surf. Le contraste est fort, mais les distances restent courtes.

Le Sentier transcanadien rend cette transition encore plus naturelle. Il invite à sortir du centre-ville, à prolonger le séjour, à découvrir des secteurs moins connus et à prendre le temps d’explorer ce qui se trouve entre les grandes attractions.

Promenade au bord de l’eau à Queen’s Marque, Halifax
Voilier amarré sur le waterfront d’Halifax

Sur l’Eastern Shore, le sentier ne sert pas seulement à aller d’un point à l’autre. Il donne envie de s’arrêter en chemin.

Et c’est peut-être ce qu’on a le plus aimé : cette impression de découvrir la région à un rythme plus humain, en suivant un tracé qui relie autant les paysages que les communautés.